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Section du Puy-de-Dôme

Photographie de la dernière activité

Hommage au colonel Jacques AMOUROUX, décédé le 23 septembre 2018 à 82 ans.

Né à Murat en 1936, enfance à Thiézac dans le Cantal, où ses parents sont enseignants et directeur d'école. Ensuite, c'est la FAC à Clermont et le pionicat au lycée Blaise Pascal qui l'attendent.

Ses études de droit terminées, il rencontre Jacqueline, originaire de Moulins, qu'il épouse en 1966. De leur union deux enfants verront le jour, Joceline puis Philippe. Il entrera à l'Éducation nationale et y fera une brillante carrière dans les services administratifs. Successivement il prendra la direction de la cité universitaire et occupera plusieurs postes de chef de bureau, chef de service, puis chef de division au sein de l'Inspection académique du Puy-de-Dôme, pour achever sa longue carrière comme secrétaire général des services académiques de l'Éducation Nationale.

Son administration a reconnu ses mérites éminents en l'élevant au grade de commandeur dans l'ordre des Palmes académiques.

De sa carrière civile il n'en parlait que très peu, pourtant il a marqué son passage dans les différentes fonctions qui furent les siennes par son énergie débordante, un sens aigu du relationnel et du service supérieur de l'éducation.

Nous sommes nombreux autour de lui à vouloir mettre en valeur l'autre homme qu'il a été, le citoyen engagé pour la défense de notre pays, l'officier de réserve qui a consacré une deuxième carrière à cet engagement.

Breveté de la Préparation Militaire Supérieure, il "fait les EOR" en 1963. Major de sa brigade, nommé sous-lieutenant d'infanterie, il choisit de servir au 92e RI. Ce sera le début d'un parcours militaire actif, varié et d'une longévité exceptionnelle. Naturellement, à l'issue de son service militaire, il servira dans la réserve du 92e RI.

Il participe tout d'abord aux différents rallyes des réserves et en devient rapidement le chef de file, qui agrège de plus en plus de volontaires. Il sait créer cet esprit d'équipe, de bande peut-être ont pu dire certains, qui unit les hommes autour d'un idéal, celui du service des armes pour l'intégrité de son pays.

Le 292e RI étant recréé, il y est affecté en 1974. Successivement il endossera les fonctions de commandant de compagnie, d'officier renseignement, d'officier opérations et de commandant en second. Au fil du temps, ses compétences sont régulièrement reconnues et l'institution militaire le nomme aux différents grades de la hiérarchie. Il sert sous les ordres des colonels Jean Portejoie, Régis Teilhard de Chardin et Georges Lacoste.

En 1981, il quitte le régiment, il est affecté selon l'incontournable loi des rotations, à l'état- major de la 52e Division Militaire Territoriale, il prend la direction et l'animation du Centre d'Entraînement et de Perfectionnement des Réserves pour trois ans.

Réaffecté au 292e RI, il en devient son chef de corps de 1984 à 1989. C'est à la tête de ce Régiment qu'il donnera toute la mesure de sa personnalité et instillera peu à peu une âme auvergnate renaissante à ce régiment, qui, bien que dissous en 1916, s'est particulièrement illustré lors des premières années de la grande guerre.

Promu Colonel en 1986, il occupe ensuite les fonctions de Conseiller Réserve auprès de plusieurs généraux commandant la 52e DMT.

Dégagé des obligations militaires, il reste néanmoins toujours au contact de l'Armée. Il devient ce lien incontournable entre l'active et la réserve, entre l'armée et la société civile. Il assure ensuite la présidence de l'Amicale des anciens du 92/292, devenue Amicale du 92e RI. Que ce soit au Rectorat, à la Préfecture, pour la commission de défense économique ou à la mairie, qui ne connaissait pas le colonel Amouroux ?

Il devient également vice-président de la Section du Puy-de-Dôme de la Société des membres de la Légion d'honneur pendant douze ans, jusqu'au 14 octobre 2017. Son admission à l'honorariat n'a pas arrêté cet engagement qui représente une participation exceptionnelle, de plus de 50 ans au service du 92, de l'armée en général et des associations.

Toujours au service des autres, de 2007 à 2017, il sera membre du conseil d'administration de l'ASAVAIP (action socio-judiciaire auprès des victimes et auteurs d'infractions pénales).

Avec Jacqueline, recevant les chefs de corps et d'autres autorités à leur table, ils participent tous les deux à l'harmonie et à la bonne entente des différentes personnalités de la région. Un lien important pour les rapports armée/nation.

Hélas, un mal insidieux va progressivement le handicaper au point de lui faire perdre l'usage de la parole et de l'effacer de l'environnement qu'il a tant voulu construire. Animé de la même flamme, il participera pourtant encore à quelques cérémonies et rassemblements du milieu militaire. Trop diminué physiquement, il s'éteint paisiblement à l'EHPAD des Opalines de Clermont-Ferrand.

Jacques, était aussi chevalier de la Légion d'Honneur, officier de l'ordre national du Mérite et Médaille d'or des services militaires volontaires.

Jacqueline, ses enfants, Joceline et Philippe et ses petits-enfants peuvent être fiers de lui, il a très bien servi la France. Nous lui en sommes reconnaissants et nous le remercions.

Comme il le disait souvent, "il y a un temps pour tout". Pour lui dire adieu, reprenons les paroles de notre ancien Georges Blachon « Jacques, prépare le bivouac, nous arrivons ».


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