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Section du Puy-de-Dôme

Photographie de la dernière activité

Le général d'armée Bernard DUPONT de DINECHIN est décédé le 16 août 2021 à 90 ans. Ses obsèques ont eu lieu le 23 août à l'église de Champeix (63).

Le parcours exceptionnel du général d'armée Bernard DUPONT de DINECHIN est retracé ci-dessous par des extraits du discours prononcé le mercredi 13 juillet 2016, par le général d'armée Bertrand RACT-MADOUX, Gouverneur des Invalides, lors de la remise de ses insignes de Grand-croix de l'ordre national du Mérite, par le général Georges GRILLOT.

« Admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr le 1er octobre 1950 (Promotion Extrême-Orient), le jeune Bernard de Dinechin fait le choix de l'arme blindée cavalerie et poursuit sa formation à Saumur. Il rejoint ensuite le 4e Régiment de Spahis marocains à Fès au Maroc, en tant que chef de peloton.

En juillet 1954, il est volontaire pour servir en Extrême-Orient, débarque à Saïgon et rejoint le 5e Régiment de cuirassiers.

En avril 1956, il est affecté en Algérie, où il est apprécié pour son calme, son courage, son esprit de décision et son sens élevé du devoir.

Blessé deux fois. Il reçoit quatre citations.

Le 15 avril 1959, il est appelé à servir comme aide de camp du général commandant la zone ouest de l'Algérois de l'état-major de la 9e Division d'infanterie.

Le 1er avril 1960, il est promu capitaine et muté au 6e Régiment de hussards, puis au 2e Régiment de cuirassiers en Allemagne.

Affecté à la Section technique de l'armée, il rejoint Paris le 1er novembre 1963 et suit la formation préparatoire à l'Enseignement militaire supérieur scientifique et technique. Il est orienté vers l'École nationale supérieure du pétrole et des moteurs, d'où il sort brillamment classé.

Promu chef d'escadrons en juillet 1967, il est désigné pour servir au 8e Régiment de hussards à Altkirch, comme adjoint au chef de corps, puis chef du bureau emploi. Il fait preuve dans ces postes d'exceptionnelles qualités.

A l'issue de sa scolarité à l'École supérieure de guerre en 1970, il est désigné pour servir au Centre de prospective et d'évaluation, en août 1972, au sein du cabinet du ministre de la Défense. Il est promu lieutenant–colonel et reçoit le commandement du 503e Régiment de chars de combat de Mourmelon. Il y confirme ses grandes qualités de chef.

Muté à l'État-major de l'armée de terre en août 1976 au bureau « planification-finances », il est promu colonel le 1er octobre. En 1979, il est désigné comme auditeur au Centre des hautes études militaires et rejoint l'Institut des hautes études de la défense nationale.

Le 1er juillet 1980, il sert à l'État-major des armées comme adjoint « Terre » au chef de la division « plans-programmes-budget ». Dans ces différentes fonctions, il fait preuve d'une intelligence très vive, d'un remarquable sens de l'organisation et d'une discipline intellectuelle sans faille.

Nommé général de brigade en 1982, il est désigné pour occuper le poste d'adjoint opérations à la 7e division blindée à Besançon. Après un passage à Metz comme adjoint du général gouverneur qui commande le 1er Corps d'armée, il prend le commandement de la 7e Division blindée et de la 65e Division militaire territoriale à Besançon en 1985. Il est promu général de division le 1er septembre 1986. Organisateur précis et méthodique, il démontre ses exceptionnelles connaissances de l'emploi des unités blindées et mécanisées.

Élevé aux rangs et appellation de général de corps d'armée en mars 1988, il se voit confier le poste de major général de l'armée de terre. Sa grande puissance de travail, son sens du contact humain, son expérience et sa compétence en font le collaborateur le plus précieux du chef d'état-major de l'armée de terre.

Les rangs et appellation de général d'armée lui sont conférés le 1er décembre 1990. Il est nommé inspecteur général des armées - Terre. Conseiller avisé du ministre de la Défense, il place le souci du facteur humain au coeur de ses préoccupations et propose des solutions concrètes et réalistes en pleine période de restructuration de l'outil de défense.

Il est admis dans la 2e section des officiers généraux de l'armée de terre le 1er octobre 1992.

Mais, loin de se reposer sur ses lauriers, le général Bernard Dupont de Dinechin continue à se dévouer pour la communauté. En effet, il poursuit ses activités comme président de la Saint-Cyrienne jusqu'en 2001. Dans l'exercice de ces responsabilités, il met tout en oeuvre pour procurer à ses adhérents et à leurs familles le concours moral et matériel dont ils peuvent avoir besoin. Il participe au rayonnement de Saint-Cyr et lutte avec énergie pour maintenir le corps des officiers et notre armée au coeur de la Nation.

Il ne fait pas de doute que cet officier général de très grande valeur, titulaire de quatre citations, a rendu à la France des services distingués qui justifient la décision du président de la République de l'élever à la dignité de Grand-croix dans l'ordre national du Mérite ».




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